« L’Église de Dieu qu’il s’est acquise par son sang »

CATÉCHÈSE BAPTISMALE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Veux tu savoir quelle vertu possède le sang du Christ ? Revenons à ce qui en a été la figure, aux récits anciens de ce qui s’est passé en Égypte. ~

Moïse dit : « Immolez un agneau sans tache et marquez vos portes de son sang. » Que dis-tu, Moïse ? Le sang d’un animal sans raison peut-il sauver des hommes doués de raison ? Oui, dit Moïse, non pas parce que c’est du sang, mais parce qu’il est la figure du sang du Seigneur. À présent, au lieu des portes marquées par le sang de la préfiguration, le diable voit sur les lèvres des fidèles le sang de la vérité préfigurée marquer la porte de ce temple du Christ qu’ils sont maintenant ; à plus forte raison va-t-il donc battre en retraite ! ~

Veux tu connaître encore par un autre biais la vertu de ce sang ? Vois d’où il a commencé à couler et d’où il a pris sa source : il descend de la croix, du côté du Seigneur. Comme Jésus déjà mort, dit l’Évangile, était encore sur la croix, le soldat s’approcha, lui ouvrit le côté d’un coup de sa lance et il en jaillit de l’eau et du sang. Cette eau était le symbole du baptême, et le sang, celui des mystères. ~ C’est donc le soldat qui lui ouvrit le côté ; il a percé la muraille du temple saint ; et moi, j’ai trouvé ce trésor et j’en ai fait ma richesse. Ainsi en a-t-il été de l’Agneau : les Juifs égorgeaient la victime, et moi j’ai recueilli le salut, fruit de ce sacrifice.

Et il jaillit de son côté de l’eau et du sang. Ne passe pas avec indifférence, mon bien-aimé, auprès du mystère. Car j’ai encore une autre interprétation mystique à te donner. J’ai dit que cette eau et ce sang étaient le symbole du baptême et des mystères. Or, l’Église est née de ces deux sacrements : par ce bain de la renaissance et de la rénovation dans l’Esprit, par le baptême donc, et par les mystères. Or, les signes du baptême et des mystères sont issus du côté. Par conséquent le Christ a formé l’Église à partir de son côté, comme il a formé Ève à partir du côté d’Adam.

Aussi saint Paul dit-il : Nous sommes de sa chair et de ses os, désignant par là le côté du Seigneur. De même en effet que le Seigneur a pris de la chair dans le côté d’Adam pour former la femme, ainsi le Christ nous a donné le sang et l’eau de son côté pour former l’Église. Et de même qu’alors il a pris de la chair du côté d’Adam, pendant l’extase de son sommeil, ainsi maintenant nous a t-il donné le sang et l’eau après sa mort. ~

Vous avez vu comment le Christ s’est uni son épouse ? Vous avez vu quel aliment il nous donne à tous ? C’est de ce même aliment que nous sommes nés et que nous sommes nourris. Ainsi que la femme nourrît de son propre sang et de son lait celui qu’elle a enfanté, de même le Christ nourrit constamment de son sang ceux qu’il a engendrés.

Un choix de Carmelle

La prière est la lumière de l’âme…

Le bien suprême, c’est la prière, l’entretien familier avec Dieu. Elle est communication avec Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés quand ils voient la lumière, ainsi l’âme tendue vers Dieu est illuminée par son inexprimable lumière. La prière n’est donc pas l’effet d’une attitude extérieure, mais elle vient du coeur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle déploie son activité sans relâche, nuit et jour.

En effet, il ne convient pas seulement que la pensée se porte rapidement vers Dieu lorsqu’elle s’applique à la prière; il faut aussi, même lorsqu’elle est absorbée par d’autres occupations – comme le soin des pauvres ou d’autres soucis de bienfaisance -, y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin que tout demeure comme une nourriture très savoureuse, assaisonnée par l’amour de Dieu, à offrir au Seigneur de l’univers. Et nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps.

La prière est la lumière de l’âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes. Car la  prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l’âme.

Lorsque je parle de prière, ne t’imagine pas qu’il s’agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l’Apôtre parle ainsi: Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.

Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu’un, est pour lui une richesse inaliénable, un aliment céleste qui rassasie l’âme. Celui qui l’a goûté est saisi pour le Seigneur d’un désir éternel, comme d’un feu dévorant qui embrase son coeur.

Lorsque tu la pratiques dans sa pureté originelle, orne ta maison de douceur et d’humilité, illumine-la par la justice; orne-la de bonnes actions comme d’un revêtement précieux; décore ta maison, au lieu de pierres de taille et de mosaïques, par la foi et la patience. Au-dessus de tout cela, place la prière au sommet de l’édifice pour porter ta maison à son achèvement. Ainsi tu te prépareras pour le Seigneur comme une demeure parfaite. Tu pourras l’y accueillir comme dans un palais royal et resplendissant, toi qui, par la grâce, le possèdes déjà dans le temple de ton âme.« 

Saint Jean Chrysostome: Homélie du Ve siècle, préparé par l’Institut de Spiritualité:
Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin

Dans les mots du Pape François

Nous avons essayé tant de fois et durant tant d’années de résoudre nos conflits avec nos forces et aussi avec nos armes ; tant de moments d’hostilités  et d’obscurité, tant de sang versé, tant de vies brisées, tant d’espérances ensevelies, mais nos efforts ont été vains.

A présent, Seigneur, aide-nous Toi! Donne-nous Toi la paix, enseigne-nous Toi la paix, guide nous Toi vers la Paix. Infuse en nous le courage d’accomplir des gestes concrets pour construire la paix.

 « Seigneur, Dieu d’Abraham et des prophètes, Dieu  Amour qui nous a créés et nous appelle à vivre en frères : donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix ; donne-nous la capacité de regarder avec bienveillance tous les frères que nous rencontrons sur notre chemin.  Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Et que du cœur de chaque homme soient bannis ces mots : division, haine, guerre ! Seigneur, a-t-il prié, désarme la langue et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours « frère », et que le style de notre vie devienne : shalom, paix, salam ! Amen ». 

Pape Francois, Extraits de l’Invocation pour la Paix prononcée en juin 2014

Le vent dans les voiles….

LE VENT voilesDANS LES VOILES

C’est le vent dans les voiles que nous débutons notre année pastorale 2016-2017. En effet, le congrès que nous avons vécu, en fin de semaine, nous propulse en avant pour une nouvelle année d’évangélisation.

Le thème de ce congrès : «De mon cœur jaillit l’Esprit». Des enseignements nous ont nourri et ont fait grandir notre foi en la puissance du cœur de Jésus, cœur de Miséricorde d’où jaillissent les fleuves d’eau vive de l’Esprit Saint.

La miséricorde de Jésus dans notre Église se manifeste par les sacrements mais aussi dans les œuvres de miséricordes. Nous reconnaissons ici le cœur de Jésus qui se fait proche des petits, des miséreux, des faibles et cela par chacun de nous qui accueillons au nom de Jésus, qui prions au nom de Jésus, qui réconfortons au nom de Jésus…etc.

Prière, animation, chant, témoignage, tout cela afin de garder bien vivante la flamme de l’Esprit Saint en nous. Jésus nous dit : «Mon cœur est une source, venez vous abreuver».

Aussi, nous vivons cette année préparatoire au Grand Jubilé d’or qui nous fera être témoins de ce renouvellement de tout l’univers par la puissance de l’Esprit Saint donné par le Père, au nom de Jésus.

Au Jourdain, nous sommes aussi en fête, collés sur le cœur de Dieu, goûtant sa Providence et cela depuis quarante années déjà. Au cours de notre prochain souper bénéfice, le 24 septembre, nous célébrerons les Merveilles de notre Seigneur.

VENEZ RENDRE GRÂCE AVEC NOUS!

Carmelle Jetté

La Pentecôte – L’effusion de l’Esprit-Saint…

L’EFFUSION DE L’ESPRIT SAINT

Si à la lecture de ce texte, je peux allumer ou faire grandir en vous le désir de recevoir l’Esprit Saint en plénitude, j’aurai atteint le but fixé et ce désir que j’ai au plus profond de mon cœur que tous, nous soyons animés par l’Esprit de Dieu qui régénère et nous rend de plus en plus semblables à lui.

Mon expérience de 35 années dans le Renouveau charismatique m’a donné de goûter combien le Seigneur  est bon et de reconnaître que, par la puissance du nom de son fils Jésus, il nous donne son Esprit Saint lorsqu’on le lui demande. L’Esprit Saint nous renouvelle sans cesse.

Nous en comprenons l’importance dans les paroles des papes du siècle dernier. Dès le début du 20e siècle, le pape Léon XIII consacre l’humanité à l’Esprit Saint.

Le pape Jean XXIII, en 1962, ouvrant les fenêtres du Vatican, demande à l’Esprit Saint de dépoussiérer son Église et décrète la tenue d’un concile qui transformera l’Église de Jésus Christ. Tout chrétien a besoin d’être renouvelé dans sa foi, nous dit saint Jean XXIII. C’est un appel à la conversion afin de vivre de l’Esprit Saint. Il fait de nous des saints, nous dit le pape.

En 1975, le pape Paul VI déclare que le Renouveau charismatique est une chance extraordinaire pour l’Église. Benoît XVI nous dit que la mission de Jésus est de baptiser l’humanité dans l’Esprit Saint.

Saint Séraphin de Sarov nous enseigne que le but de la vie chrétienne est l’acquisition de l’Esprit Saint. Le 1er juin 2014, notre pape François nous demande de répandre la grâce de l’effusion de l’Esprit Saint dans toute l’Église. C’est le renouvellement de la grâce de notre baptême.

Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour.

L’Esprit Saint permet d’avoir la pensée du Christ, de penser et d’aimer comme Jésus et ainsi de réaliser les mêmes œuvres que lui.

L’effusion de l’Esprit saint est une expérience transformante de l’amour de Dieu le Père répandu dans le cœur d’une personne par l’Esprit Saint, que cette même personne a accueilli à travers un abandon d’elle-même à la seigneurie de Jésus-Christ. Elle ravive la grâce du baptême et de la confirmation, approfondit la communion avec Dieu et avec les autres fidèles en Christ, allume la ferveur évangélique et équipe la personne de charismes en vue du service et de la mission.

Nous vivons tous dans le fond de notre être un combat spirituel entre les puissances du mal et la puissance de Dieu : c’est le combat entre la chair et l’Esprit. On peut en reconnaître des signes par le péché qui se manifeste en nous. Notre pape, lui-même, nous a dit qu’il était pécheur, je pense que pour chacun de nous, il en est de même. Cela se manifeste par de l’égoïsme et la négation des commandements de Dieu.

Le Christ par ses souffrances, sa mort et sa résurrection nous a mérité le salut, mais il est essentiel pour nous d’accueillir, de Jésus Christ, ce grand cadeau du salut et ainsi d’être forts dans la tentation.

OUI! Jésus, je te choisis comme Seigneur et Sauveur de ma vie. Je veux marcher avec toi, je veux être membre de ton Corps mystique et vivre ta Parole : « Si tu veux être mon disciple, prends ta croix chaque jour, puis viens et suis moi.»

Suivre le Christ, c’est marcher dans ses pas, c’est faire les mêmes choses que Lui. C’est aller le rencontrer dans la prière, dans les sacrements, dans l’adoration et c’est aussi vivre des temps à l’écart, en cœur à cœur avec lui, dans des retraites, des guérisons intérieures, dans le silence de notre cœur.

Ces rencontres personnelles avec Jésus vivant et agissant nous libèrent de blessures, de traumatismes empêchant l’action de l’Esprit Saint en nous. Il est important de lui donner de la place en nos cœurs, la première place et de désirer le recevoir en plénitude.

Cela ne se fait pas en un instant, c’est l’histoire de toute une vie. Se reconnaître pécheur, crier vers le Seigneur, lui demander son Esprit Saint et croire qu’il entend notre prière et qu’il l’exauce toujours : voilà ce que nous devons faire et refaire.

Il faut demander la grâce de la fidélité. Fidélité à la prière, choisir et rechoisir Dieu, sa Volonté, son projet d’amour, se donner entièrement à lui et attendre de lui qu’il prenne toute la place en nous. Alors nous pourrons dire comme saint Paul : «Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi.»

Voilà ce qu’est pour moi l’effusion de l’Esprit Saint.

Carmelle Jetté

Le Jourdain

Le Synode sur la Famille…

Mes attentes face au synode sur la famille.
Le synode sur la famille se situe dans le cadre des objectifs fixés par Vatican II. Le Saint Pape Jean-Paul II, en novembre 1981, avait produit un document  afin de venir en aide aux familles. Ce synode nous est donné afin qu’on réalise l’importance de la famille, qu’on se penche sur leur besoin et qu’on établisse des moyens de les aider. Notre Pape François, sous la mouvance de l’Esprit Saint, a donc voulu compléter le travail du Pape Jean-Paul II en précisant la position de l’Église face à la famille.

C’est une mission dans la charité, la fidélité et la vérité. On y souligne l’importance de la famille. La famille doit être au centre de l’attention des humains et de l’Église. Aucune association ne peut remplacer la famille.Il faut accompagner les couples et les familles. Le mariage est un chemin de sainteté comme toute vie, soit religieuse ou le célibat.

Le défi du synode est vérité et charité.
Vérité dans la Parole de Dieu et la charité dans l’accueil et l’accompagnement des personnes et des couples. Il est important de faire vivre une rencontre personnelle aux personnes avec le Christ. La position de l’Église sur, ce que doit être la famille, est appuyée sur la Parole de Dieu qui ne peut subir aucun changement.

Il est dit qu’on ne doit ni enlever, ni ajouter une virgule à la Parole de Dieu. Mon plus grand désir est que la Parole de Dieu soit vécue en plénitude au niveau de la famille tout en offrant des services et en étant proche des personnes qui vivent des déchirements et des ruptures extrêmement douloureuses.

Nous avons besoin de conversion et si la famille est en crise, c’est que le monde entier est loin du plan d’Amour du Christ pour le monde. Prions pour la conversion du peuple de Dieu, alors les familles seront porteuses de grâces et de bénédictions. Que la vérité de la Parole de Dieu soit vécue par tous et que la charité se vive dans notre monde.
Carmelle Jetté

« Le mariage est un chemin de sainteté »

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« Le mariage est un chemin de sainteté » : Le Synode sur la famille, vu par Carmelle Jetté du Jourdain

Le synode sur la famille se situe dans le cadre des objectifs fixés par Vatican II. Le Saint Pape Jean-Paul II, en novembre 1981, a produit un document, Familiaris Consortio afin d’apporter un soutien aux familles.

Notre Pape François, sous la mouvance de l’Esprit Saint, a donc voulu compléter le travail du Pape Jean-Paul II en précisant l’aide de l’Église auprès des familles dans le besoin. Au cœur de cette préoccupation se situe une présence appuyée sur  la  Vérité et la Charité. La Vérité parce qu’on ne peut changer la Parole de Dieu qui est immuable et la Charité, afin qu’on accueille chacun dans sa particularité et qu’on lui offre une présence et un accompagnement qui pourront le guider dans leur cheminement.

On souligne l’importance de la famille, qui doit être au centre des préoccupations de l’humanité et de l’Église. Aucune association ne peut remplacer la famille. Il faut accompagner les couples et les familles. Le mariage est un chemin de sainteté comme toute vie, soit religieuse ou célibataire.

Mon plus grand désir, pour ce synode, est que la Parole de Dieu soit vécue en plénitude au niveau de la famille tout en offrant des services et en étant proche des personnes qui vivent des déchirements et des ruptures extrêmement douloureuses.  Il faut offrir aux couples et aux familles des temps de rencontre avec le Seigneur que ce soit des retraites ou des guérisons intérieures ainsi que de l’accompagnement.

Nous avons tous besoin de conversion et si la famille est en crise, c’est que le monde entier s’est éloigné de son créateur. Prions pour la conversion de tous et chacun de nous, alors les familles seront porteuses de grâces et de bénédictions et il y aura beaucoup moins de couples en difficultés.

Que la vérité de la Parole de Dieu soit vécue par tous et que la charité se vive dans notre monde. Voilà ma pensée : des familles saines dans un peuple sain.

Carmelle Jetté
Coordonnatrice
Centre charismatique Le Jourdain

C’est quoi la guérison intérieure?

Dans le courant de grâce que nous apporte le Renouveau Charismatique Catholique, nous soulignons de façon particulière la guérison intérieure (agape thérapie) qui est la guérison par l’amour compatissant de Dieu. C’est la paix, la joie et l’amour que Jésus fait circuler dans une assemblée de priants.

Nous savons que la blessure première de tous les êtres humains est la coupure de l’amour de Dieu, conséquence du péché originel. Toutes les blessures qui succèdent ne sont que renforcement de cette blessure première. D’où l’importance de se tourner vers la source de toute guérison qui est le Christ Sauveur.

Une démarche de guérison intérieure vient puiser dans l’amour miséricordieux de notre Seigneur, dans ce trésor infini de bénédictions, des grâces de liberté toujours plus grande.

Au temps des apôtres, Jésus guérissait et libérait les personnes qui le suppliaient dans la foi. Aujourd’hui encore, avec la même puissance et la même compassion, Jésus soulage, libère et guérit ceux qui se tournent vers lui.

La Parole de Dieu nous dit en Mc 16, 17-18 «Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon Nom, ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris.» Elle nous dit aussi : « En mon Nom, ils feront des choses encore plus grandes que moi». Jésus est l’unique intercesseur entre Dieu et les hommes.

Lors des guérisons intérieures, nous accueillons les personnes au Nom de Jésus, nous écoutons leur demande et nous prions dans la foi, en son Nom, afin qu’elles soient libérées et guéries. Aussi, nous invitons les personnes à s’ouvrir au pardon face à ceux qui les ont blessées. Vouloir pardonner, même l’impardonnable, est source de libération. À ce moment, le Seigneur vient lui-même faire le pardon dans le cœur des personnes blessées et ainsi, il les dégage.

Au cours de nos sessions, nous déposons dans le cœur de Jésus toute l’histoire de vie des personnes et nous demandons au Seigneur de les toucher, de manifester sa puissance de libération. Chaque étape est présentée, puis il y a lecture de la Parole de Dieu qui est méditée et priée. Ce que Jésus a vécu est chemin de guérison pour nous : «l’Annonciation», notre conception, «La Naissance de Jésus», notre naissance, «Laissez venir à moi les petits enfants», notre petite enfance…etc.

À chaque étape, il y a une démarche où Jésus Eucharistie vient rencontrer personnellement chacun des participants. À ce moment, il les visite dans les profondeurs de leur être et il y a imposition des mains.

Puis, nous avons une rencontre avec un accompagnateur afin que la personne exprime ce qu’elle vit. Cette écoute est déjà libération, puis nous prions les besoins de cette personne.

L’Esprit Saint nous enseigne qu’il n’y a pas de cheminement sans guérison intérieure et aussi, qu’il n’y a pas de guérison intérieure sans cheminement spirituel. Chaque rencontre avec Jésus Sauveur et Libérateur nous fait grandir dans la foi et la confiance en Dieu.

L’Eucharistie, l’adoration et la récitation du chapelet au quotidien sont la colonne vertébrale de nos guérisons intérieures.

Chaque personne qui vient vivre cette activité repart habitée d’une espérance nouvelle, d’une confiance renouvelée en Dieu et d’une piété nourrie et guidée par l’Esprit Saint.

Mais je pense qu’il n’y a pas de mots pour expliquer ce qui se vit dans ces sessions. C’est une rencontre personnelle avec Jésus-Christ qui séduit le cœur des personnes, qui les transforme et qui leur donne un cœur nouveau, un esprit nouveau.

Chaque baptisé a la responsabilité d’être pierre vivante dans cette construction qu’est l’Église du Christ et plus nous sommes remplis de sa présence, plus nous pouvons proclamer qu’il est bien vivant et que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu’à nous.

Que toute gloire soit rendue à la Trinité Sainte, Père, Fils et l’Esprit Saint, qui se donne gratuitement, par amour. Amen! Alléluia!

Voilà en quelques mots ce qui se vit lors de nos sessions de guérison intérieure.

BIENVENUE À CHACUN DE VOUS,

Carmelle Jetté

Centre Charismatique Le Jourdain, informations et inscription au : 514-648-5111

C’est quoi le Renouveau Charismatique ?

Article paru sur le site web « AFFICHER VOTRE FOI »

Déjà, au début du 20ième siècle, le Pape Léon XIII exprime le désir que l’Esprit Saint envahisse l’Église. Quelques années plus tard, vers 1915, le Seigneur suscite dans le cœur d’un petit garçon, Angello Roncalli, le désir de devenir prêtre. Issu d’une famille pauvre de l’Italie, pauvre en tout, pauvre par les conséquences de la guerre, pauvre dans son cœur et proche des pauvres, il disait :« je veux être un pauvre petit curé de campagne». Mais le Seigneur en avait décidé autrement. Il gravit tous les échelons de l’épiscopat et enfin fut nommé Cardinal.

Suite au décès du pape Pie XII, les cardinaux furent convoqués au Vatican afin de lui élire un successeur. Après plusieurs tours de scrutin, on arriva à la décision qu’on élirait le Cardinal Angello Roncalli qui était âgé et on pensait lui faire dire et faire ce que l’on voudrait bien.

Dès son arrivée sur le trône de Saint Pierre, le Pape Jean XXIII se démarquait par ses qualités, ses dons et ses charismes. Un Pape proche du peuple, soucieux que la justice règne et prônant l’importance de la paix. La paix ! Oui la paix pour tous, la paix dans les familles, dans les communautés, dans le monde. Un pape rempli de la sagesse de l’Esprit Saint, de valeurs profondes et qui marchait dans la volonté du Seigneur, un Saint Pape.

En 1964, le bon Pape Jean XXIII, annonça à la curie romaine qu’un nouveau Concile aurait lieu et qui révolutionnerait le monde entier. Il disait que c’était d’abord l’idée de l’Esprit Saint. À ce moment, il ouvrit les fenêtres du Vatican et il demanda à l’Esprit Saint de dépoussiérer l’Église. C’est alors qu’arriva ce grand vent de Pentecôte sur le monde où l’Esprit Saint envahit le cœur des pasteurs et des fidèles. De nombreux groupes de prière se sont formés. Des milliers de communautés nouvelles sont issues du Renouveau Charismatique Catholique, ce qui a fait dire au pape Paul VI que le Renouveau Charismatique était une chance extraordinaire pour l’Église. Tous les papes qui ont succédé furent favorables au Renouveau Charismatique. En juin 2014, nous voyons le pape François assister au congrès charismatique à Rome.

Le Renouveau Charismatique, c’est L’Esprit Saint à l’œuvre dans les personnes. Cela se réalise par une rencontre personnelle avec Jésus Christ qui donne son Esprit. C’est la Parole de Dieu en Joël 3, 1-3, qui se concrétise : «Il arrivera dans les derniers temps que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, les vieillards auront des songes et vos jeunes gens, des visions.» Cette Parole de Dieu se réalise dans l’Église catholique en notre temps.

Lors de nos rencontres de prière, nous vivons beaucoup de manifestations de la puissance de Dieu. Il nous dit dans sa Parole en Mc 16, 17-18 :«Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon Nom, ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris.» Dieu a pitié des gens qui souffrent et il écoute les prières qu’on lui adresse.

Le Renouveau Charismatique se fait proche des personnes, proche de leurs besoins. Nous prions avec eux et le Seigneur passe. Il nous dit dans sa Parole en Mt 18, 19-20: «… Là où deux ou trois se trouvent rassemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux… Et s’ils s’entendent pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.»

Ce grand vent de Pentecôte ne cesse de croître et de porter du fruit. Environ 140 000 000 de personnes ont vécu une expérience de renouvellement dans l’Esprit Saint. Dans tous les diocèses, nous avons un répondant et un responsable. À Montréal, l’Abbé Gilles Lachapelle est le répondant auprès des autorités et Madame Francine Barbe en est la responsable.

Différents responsables du Renouveau Charismatique du monde entier forment un comité qui siège au Vatican. Le nom de cet organisme est ICCRSS (International Catholic Charismatic Renewal Services).

À Montréal, nous avons une maison de prière charismatique : Le Centre Charismatique Le Jourdain situé au 12 775, avenue Allard à Montréal-Nord.

Du 29 au 30 août 2018, nous avons vécu un congrès charismatique à Montréal. Des centaines de personnes ont chanté les louanges du Seigneur et goûé sa puissance de guérison et de libération.

Rendons grâce au Seigneur pour ce vent de Pentecôte qu’il répand sur le monde entier. C’est un monde nouveau, une vie nouvelle. Amen! Alléluia!

Carmelle Jetté, Coordonnatrice, Centre charismatique Le Jourdain

Hommage à notre ami Mathieu…

Hommage à notre frère Mathieu, notre ami,

La parole de Dieu est vérité, elle nous parle et elle dit de Mathieu :

« Ils verront son visage et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit, nul n’aura besoin de la lumière du flambeau ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière et ils régneront aux siècles des siècles. » Apocalypse 22, 4-5

Dieu est le Maître de la Vie…

Inspiré du texte d’Ézéchiel 37

« Puis, je vis des ossements qui se rapprochèrent, puis ils s’assemblèrent…de la chair, les couvrirent puis la peau les enveloppa et Dieu souffla son souffle de vie et de cette multitude d’os desséchés il en créa une immense armée, une armée pour le combat final.

Dans cette armée de l’Apocalypse, il y plaça un vaillant soldat du nom de Mathieu !

Puis, il lui donna la vie, il le sauva des eaux de la mort dès son arrivée sur terre. Petit Mathieu fut un enfant dont seul le Seigneur connaissait le nom… Ce bébé fut laissé blotti dans un panier d’osier tout comme un petit Moïse abandonné à la Providence.

On le trouva sur le parvis d’une crèche puis son combat identitaire et sa survie commencèrent très tôt dans sa vie. Dieu avait tout prévu, il possédait déjà dans son berceau son bouclier de la foi comme seul jouet ! Il fut rempli d’une force intérieure qui lui permettra de passer les épreuves qui l’attendaient.

Dans un grand vide, sans mère, sans père, sans frère ni sœur, il dû compter sur ses propres ressources et grandir seul à l’écart du monde ordinaire…il fut un classé comme orphelin et enfermé par Duplessis.

Il passa comme arriéré mental…pourtant il était bien normal! Il grandit donc dans un monde clos aux mœurs étranges, un monde d’anonymes, privés d’amour et de tendresse véritable et Mathieu lui était l’un parmi le millier de garçonnets à qui on avait volé l’innocence et l’enfance!

Là encore, appuyé sur sa foi, c’est comme s’ il n’avait pas choisi Dieu…mais, que ce fut comme si Dieu lui-même l’avait choisi et caché, sachant qu’il aura beaucoup à souffrir dans sa vie…Et il le traita en fils de prédilection. En lui, c’est le Christ qui vivait, la Divine Providence le protégera toute sa vie malgré les difficultés…

À 17 ans, on ne lui avait rien appris, il ne savait ni lire, ni écrire, il quitte sans bagage le Mont-Providence pour une série de foyers nourriciers, puis il fut adopté vers l’âge de 33 ans (l’âge du Christ !) par une bonne famille d’origine irlandaise les Keddy, où il eut sur le tard de l’affection et de la tendresse d’une mère et d’un père adoptifs attentionnés. Un baume sur les blessures de Mathieu et un vide de moins dans son être.

Un mariage difficilement compatible avec lui, avec son passé et la vision qu’il en faisait, donc pas d’enfant, plus de mariage…une autre défaite humiliante. Puis, le Christ le récupère et en fait son serviteur et l’amène au Jourdain, de 1995 jusqu’à son décès le 4 mai 2015 à 18h55.

Tout à l’inverse de ce que Dieu fit pour lui au début de sa vie, Dieu permit que récemment, ce soldat fut victime à nouveau de la maladie, malgré son combat et son espérance, elle l’isola, le dépouilla peu à peu de sa vie, de ses rêves, elle eut sa peau, elle enleva de sa chair, elle lui laissa que les os! Et le souffle de vie le quitta et Dieu dans sa grande sagesse, l’a rappelé à Lui afin qu’il puisse chanter éternellement les louanges à son Christ, son Sauveur.

Aujourd’hui nous le savons, Mathieu est entré dans la gloire du Paradis, là où « SON CHRIST » comme il disait affectueusement lui a ouvert les bras…heureux les cœurs humiliés, les esprits brisés, car ils verront Dieu…et ils auront la joie éternelle…Nous lui souhaitons une belle rencontre avec sa mère et son père naturels et tous ses amis disparus au cours de sa vie terrestre, là où il comprendra tout son mystère de vie et là ou il aura toutes réponses à ses pourquoi, comment. Il en aura la connaissance.

Pour moi, Mathieu fut comme un frère, ce fut un privilège de le connaître, un ami bien spécial et je remercie Dieu d’avoir partagé un peu de sa vie. Pour nous tous, Mathieu restera présent dans notre cœur de par ce qu’il a donné comme service au Jourdain, de par ses commentaires, de par ses contradictions, mais surtout pour moi et nous tous, par son témoignage de sa grande foi, de sa lucidité de la vie du monde, dans la vérité pure et avant tout son beau sourire et son rire resteront longtemps en nos mémoires…

Mathieu, tu es pleinement heureux avec la Trinité, tu retrouves ta vraie Sainte Famille et tu connais maintenant tes vrais parents, peut-être un frère, une sœur, des oncles, des tantes, des cousins, cousines, brefs tu n’es plus seul tu as rejoint pour l’éternité les myriades de myriades d’anges et l’immensément grand peuple de Dieu, depuis le commencement. Tu es entré ainsi dans le grand mystère de Dieu et de sa Création.

Cher Mathieu, tu as bien combattu le beau combat de ta foi, veille sur nous tous et toutes, sur le Jourdain et intercède pour la Paix et le triomphe de l’Amour sur cette terre. Intercède aussi pour que nous puissions accepter la volonté de Dieu dans nos vies.

Soldat Mathieu, je te salue, nous te saluons bien haut !

Michel