Unité de l’église

Dans ce document, Saint Cyprien nous enseigne la grandeur et la beauté de l’Église de Jésus Christ.

Notre Église, elle est: UNE, SAINTE, CATHOLIQUE et  APOSTOLIQUE.

On y reconnait un seul Baptême pour le pardon des péchés.

 

UNITÉ DE L’ÉGLISE (Saint Cyprien)

Il faut reconnaître en Rome la matrice et la racine de l’Église catholique et s’y attacher; l’unité épiscopale (l’union des évêques dans l’Église) vient du siège de Pierre et son Église qui est la principale.

L’Église qui est UNE.

Dieu place en un seul l’origine de son unité : c’est Pierre, le premier.

L’Église est une ; elle forme une multitude toujours grandissante, grâce à sa fécondité.

Les rayons du soleil sont nombreux mais sa lumière est unique;

Nombreuses sont les branches d’un arbre, mais unique est son tronc;

D’une seule source coulent bien des ruisseaux, leur origine est cependant unique.

Il en est de même de l’Église, ses branches couvrent la terre entière, ses ruisseaux s’épanchent au loin avec largesse, pourtant unique est la tête, unique est la source, unique est la mère aux maternités successives. Elle nous enfante, nous nourrit, son Esprit nous anime…

La tunique sans couture de Jésus est le sacrement (symbole) de l’Église UNE (et catholique).

Ne déchirons jamais cette tunique qui enveloppe le Christ tout entier : Nul ne peut avoir Dieu pour Père s’il n’a pas l’Église pour mère s’écrie Cyprien.

NON aux interprétations…AMORIS LAETITIA

En direct du Vatican

https://fr.zenit.org/articles/amoris-laetitia-non-aux-interpretations-alarmistes-infideles-par-le-card-ouellet/

Amoris laetitia: non aux interprétations «alarmistes», «infidèles», par le card. Ouellet

Assemblée des évêques du Canada

27 SEPTEMBRE 2017ANITA BOURDINFAMILLESPAPE FRANÇOISROME

Card. Ouellet – ZENIT – HSM

« Toute interprétation alarmiste dénonçant un bris de continuité avec la tradition, ou bien laxiste célébrant un accès enfin concédé aux sacrements pour les divorcés remariés, est infidèle au texte et à l’intention du pape », affirme le cardinal Ouellet à propos d’Amoris laetitia, l’exhortation apostolique post-synodale sur l’amour dans la famille (2016).

Le cardinal québécois Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, et ancien professeur à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, a en effet participé, mardi 26 septembre 2017, à l’Assemblée plénière annuelle de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC, 25-29 septembre) au Centre Nav Canada, à Cornwall, en Ontario, indique la CECC.

On peut visionner la vidéo de la conférence du cardinal Marc Ouellet aux évêques catholiques du Canada via Télévision Sel + Lumière ici (à 20m43):

https://livestream.com/wydcentral2013/events/7717696/videos/163349596

Les évêques ont principalement réfléchi sur Amoris laetitia, à partir de l’exposé du cardinal Ouellet, donné en français.

Dans son intervention, il invite aussi les évêques canadiens à faire connaître leur réaction à Amoris laetitia et à émettre des orientations pour sa mise en oeuvre pastorale : « Plusieurs conférences épiscopales ont déjà publié des orientations plus précises pour leur contexte, par souci de clarté et d’inculturation. »

« Un tel exercice m’apparait nécessaire et urgent au Canada où l’on constate un écart béant entre l’enseignement officiel de l’Église et le vécu des couples et des familles », ajoute le cardinal canadien qui a fait observer que les précédentes « interventions magistérielles sur la famille avaient reçu un accueil mitigé », ce qui n’a pas favorisé leur application pastorale : il s’agit principalement de l’encyclique du bienheureux Paul VI Humanae vitae, dont on fête bientôt les 50 ans (1968), et de l’exhortation apostolique Familiaris consortio de saint Jean-Paul II (1981).

Il met en garde contre une réduction du document au chapitre 8 sur les couples catholiques mariés à l’église et en « situation irrégulière », pour rappeler que le document indique une pastorale fondée sur « les trois verbes : accompagner, discerner, intégrer ».

Il s’agit de mettre en œuvre un itinéraire pour aider les baptisés à « progresser »: dans l’approche pastorale. Le document, explique le cardinal Ouellet, recommande de « garder bien en vue l’idéal chrétien », tout « en ayant aussi en tête le principe de la gradualité, qui ne signifie pas la ‘gradualité de la loi’, mais la gradualité de l’assimilation de ses valeurs par les sujets ».

Quant aux « situations irrégulières », la pastorale demande un « discernement » faisant « appel à des principes qui permettent de définir les situations et leurs causes, les circonstances atténuantes, les changements possibles selon la conscience morale des personnes et les cas d’exceptions compte tenu de la distance entre la norme générale et les situations particulières ».

Ce discernement, au cas par cas, « peut ouvrir à recevoir l’aide des sacrements de pénitence et d’eucharistie dans certains cas », explique encore le cardinal Ouellet qui insiste sur le fait que cet éventuel accès aux sacrements doit être « discerné soigneusement, dans une logique de miséricorde pastorale ».

Il réfute l’interprétation qui consisterait à voir dans cette approche « un changement de la doctrine ou de la discipline sacramentelle » : il y voit « une application plus différenciée et adaptée aux circonstances concrètes et au bien des personnes ».

Et ce discernement suppose chez celui qui a charge de l’exercer « une conversion du regard et à une attitude d’accueil ». En d’autres termes : les pasteurs sont appelés à « valoriser le bien déjà existant dans la vie des personnes » pour pouvoir les «  accompagner progressivement vers une réponse plus complète au dessein de Dieu sur leur vie ». Ou encore, à « voir les valeurs concrètement vécues dans la diversité des situations et accompagner les personnes dans leur recherche de vérité et leurs choix moraux correspondants ».

Autrement dit, le pasteur accompagne en discernant pour chacun, là où il en est, le pas suivant à faire pour progresser dans l’amour du Christ et du prochain : il s’agit, a dit le cardinal Ouellet de « discerner les pas à faire pour vivre en plénitude le sacrement déjà reçu, ou pour cheminer peu à peu vers sa réception consciente et fructueuse, ou encore pour régulariser une situation objectivement irrégulière, mais pas toujours moralement imputable ».
La conférence épiscopale résume en citant ce passage : « La contribution majeure d’Amoris laetitia est de développer et d’approfondir la réflexion de l’Église sur l’idée de la progression vers l’idéal chrétien qui n’avait peut-être pas reçu suffisamment d’attention et de développement jusqu’ici. De fait, l’affaiblissement constant du mariage et de la vie familiale en Occident sous la pression de certains courants sociaux défavorables au cours des 30 dernières années, a rendu cette réflexion approfondie encore plus urgente. »

Et la force du message du pape François est, relève la même source, « de proposer une vision ouverte et attrayante de l’amour humain, reflet de la communion trinitaire, entouré de miséricorde et donc riche d’espérance » : « Accueilli avec enthousiasme et sans préjugé, cet enseignement peut représenter un grand pas en avant dans l’espérance que toutes les familles deviennent la grande ressource de l’Église pour l’évangélisation du monde. Car la famille est la route et l’oasis de l’humanité en notre temps, où le Christ et l’Église se rencontrent et s’établissent à demeure et où, par la grâce de la fidélité des époux avec leurs enfants, resplendit le témoignage trinitaire de la Joie de l’Amour. »

PÈLERINAGE À ROME, ITALIE ET FATIMA

PÈLERINAGE À ROME, ITALIE ET FATIMA

Ce pèlerinage fut la réponse à un appel. Lorsqu’on a la chance d’être invité par le Pape, on ne peut résister à une convocation aussi spéciale.

C’est bien notre pape François qui, en mai 2016, lançait une invitation à tous les Charismatiques du monde entier afin que nous venions célébrer avec lui et rendre grâce au Seigneur pour le Jubilé d’Or du Renouveau charismatique catholique et cela pour juin 2017, lors de la Pentecôte.

Au début de juin donc, poussés par l’Esprit Saint, des chrétiens de 128 pays à travers le monde entier se sont rassemblés autour de notre pape François. Au cours de ce congrès, de 30 000 à 50 000 personnes sont venues à ce rendez-vous.

C’était extraordinaire et même émouvant de nous voir arriver le premier jour. Tous, on se saluait, joyeux de se rencontrer, faisant tous partie de la même famille, de la grande famille de Jésus Christ, ayant le même but, autour de notre bon pape François. Ce fut une expérience inoubliable.

À chaque jour, il y avait des ateliers dans les églises de Rome : Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure, Sainte-Anastasia, Saint-Paul-Hors-les-Murs, Circo Massimo, Place Saint-Pierre. Nous avons même célébré la messe dans un parc, l’église étant remplie et sur le perron d’une autre église, celle-ci étant aussi remplie à pleine capacité. Nous étions debout ou assis par terre dans les allées.

Puis, nous avons visité quelques endroits reconnus en Italie et au Portugal. Première visite, San Giovanni Rotondo, l’œuvre de saint Padre Pio, capucin stigmatisé, image du Christ souffrant.

Nous avons aussi visité Assise, ville de saint François qui fut un jour interpellé à rebâtir l’Église du Christ. Puis, nous avons rencontré les Clarisses dont sainte Claire d’Assise est la fondatrice.  Nous  avons aussi visité les sanctuaires de sainte Rita de Cacias, patronne de l’impossible, Loretto, la maison de la Vierge Marie et Saint-Michel-Archange.

À Lanciano, nous avons découvert le miracle eucharistique où, au VIII siècle, un moine Basilien, en faisant la double consécration, vint à douter de la réelle présence du Corps et du Sang sous les espèces du pain et du vin. C’est alors que dans les mains du prêtre se réalisa le miracle : l’hostie devint Chair vivante et le vin, Sang vivant qui, en se coagulant, forma cinq caillots irréguliers de formes et de grandeurs diverses.

Enfin, nous avons passé les deux dernières journées de notre pèlerinage à Fatima au Portugal pour le 100e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie. On y vénère la Vierge Marie sous le vocable de Notre-Dame-du-Rosaire. La Vierge Marie, Mère de Dieu, est venue interpeller le monde à prier le Rosaire chaque jour pour obtenir la conversion des pécheurs.

Que nous reste-t-il suite à ce beau pèlerinage?

Beaucoup d’espérance. Notre pape François nous prêche la confiance et l’espérance. Il nous redit le « N’ayez pas peur » de saint Jean-Paul II.

Le Seigneur nous dit dans sa Parole : « Je ne vous laisserai pas seuls. Je vous donnerai une force, celle de mon Esprit qui fera en vous de grandes choses. » Jn 14,15

La Parole dit encore : « Il arrivera dans les derniers temps que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, les vieillards auront des songes et les jeunes gens des visions. » Joël 2, 28

Appuyés sur la Parole de Dieu, nous avons tout ce dont nous avons besoin pour aller de l’avant, pour témoigner de notre foi, pour nous impliquer dans notre Église

On juge un arbre à ses fruits. Les fruits du Renouveau charismatique sont nombreux. Jésus nous dit qu’il est venu faire toutes choses nouvelles. Combien de communautés nouvelles sont issues du Renouveau dans l’Esprit Saint partout dans le monde sans compter les vocations au sacerdoce, à la vie religieuse, au célibat consacré ainsi qu’un élan nouveau dans la vie de prière de milliers de baptisés.

Le Renouveau charismatique est, selon tous les papes depuis Jean XXIII, une chance extraordinaire pour l’Église et l’Esprit Saint ne cesse de souffler son vent de fraîcheur dans les cœurs. Regardez, il agit partout, à gauche, à droite, il convertit, il guérit, il transforme les personnes, les couples, les familles, les communautés ; l’Église entière est en pleine mutation. C’est rempli d’espérance!

Carmelle Racine-Jetté

ANNÉE 2016-2017….

Année qui s’est vécue sous le thème : La Providence au Jourdain.

Après avoir fait un rappel des quarante années de Providence lors de notre souper bénéfice annuel, nous avons poursuivi dans cet élan de foi et d’action de grâce notre dernière année d’évangélisation.

Des événements heureux et moins heureux nous ont permis de remercier comme nous le dit Job dans sa parole : « Si nous remercions pour ce qui va bien, pourquoi ne pas remercier le Seigneur pour ce qui va moins bien?»

C’est dans la foi que nous avons assumé le départ de notre animateur spirituel, assurés que le Seigneur ne fait jamais défaut, il ne nous laisse pas seul…«Je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin des temps.» nous dit la Parole de Dieu.

À ce moment, tous et chacun d’un même cœur, nous nous sommes unis afin de soutenir la mission au cours de tout le bouleversement que cela impliquait.

Je ne peux que remercier le Seigneur pour ce mouvement d’entraide qui s’est vécu, pour la collaboration généreuse des prêtres et de l’équipe de bénévoles.

Nous entrevoyons une nouvelle année pastorale sous le regard du Maître de la moisson qui accompagne et dirige ses ouvriers tout au long de cette mission qui se fait de plus en plus abondante et qui porte beaucoup de fruits.

Merci Esprit Saint pour cette touche de ton amour qui harmonise, qui favorise l’unité dans la charité.

L’équipe du Jourdain

 

« L’Église de Dieu qu’il s’est acquise par son sang »

CATÉCHÈSE BAPTISMALE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Veux tu savoir quelle vertu possède le sang du Christ ? Revenons à ce qui en a été la figure, aux récits anciens de ce qui s’est passé en Égypte. ~

Moïse dit : « Immolez un agneau sans tache et marquez vos portes de son sang. » Que dis-tu, Moïse ? Le sang d’un animal sans raison peut-il sauver des hommes doués de raison ? Oui, dit Moïse, non pas parce que c’est du sang, mais parce qu’il est la figure du sang du Seigneur. À présent, au lieu des portes marquées par le sang de la préfiguration, le diable voit sur les lèvres des fidèles le sang de la vérité préfigurée marquer la porte de ce temple du Christ qu’ils sont maintenant ; à plus forte raison va-t-il donc battre en retraite ! ~

Veux tu connaître encore par un autre biais la vertu de ce sang ? Vois d’où il a commencé à couler et d’où il a pris sa source : il descend de la croix, du côté du Seigneur. Comme Jésus déjà mort, dit l’Évangile, était encore sur la croix, le soldat s’approcha, lui ouvrit le côté d’un coup de sa lance et il en jaillit de l’eau et du sang. Cette eau était le symbole du baptême, et le sang, celui des mystères. ~ C’est donc le soldat qui lui ouvrit le côté ; il a percé la muraille du temple saint ; et moi, j’ai trouvé ce trésor et j’en ai fait ma richesse. Ainsi en a-t-il été de l’Agneau : les Juifs égorgeaient la victime, et moi j’ai recueilli le salut, fruit de ce sacrifice.

Et il jaillit de son côté de l’eau et du sang. Ne passe pas avec indifférence, mon bien-aimé, auprès du mystère. Car j’ai encore une autre interprétation mystique à te donner. J’ai dit que cette eau et ce sang étaient le symbole du baptême et des mystères. Or, l’Église est née de ces deux sacrements : par ce bain de la renaissance et de la rénovation dans l’Esprit, par le baptême donc, et par les mystères. Or, les signes du baptême et des mystères sont issus du côté. Par conséquent le Christ a formé l’Église à partir de son côté, comme il a formé Ève à partir du côté d’Adam.

Aussi saint Paul dit-il : Nous sommes de sa chair et de ses os, désignant par là le côté du Seigneur. De même en effet que le Seigneur a pris de la chair dans le côté d’Adam pour former la femme, ainsi le Christ nous a donné le sang et l’eau de son côté pour former l’Église. Et de même qu’alors il a pris de la chair du côté d’Adam, pendant l’extase de son sommeil, ainsi maintenant nous a t-il donné le sang et l’eau après sa mort. ~

Vous avez vu comment le Christ s’est uni son épouse ? Vous avez vu quel aliment il nous donne à tous ? C’est de ce même aliment que nous sommes nés et que nous sommes nourris. Ainsi que la femme nourrît de son propre sang et de son lait celui qu’elle a enfanté, de même le Christ nourrit constamment de son sang ceux qu’il a engendrés.

Un choix de Carmelle

La prière est la lumière de l’âme…

Le bien suprême, c’est la prière, l’entretien familier avec Dieu. Elle est communication avec Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés quand ils voient la lumière, ainsi l’âme tendue vers Dieu est illuminée par son inexprimable lumière. La prière n’est donc pas l’effet d’une attitude extérieure, mais elle vient du coeur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle déploie son activité sans relâche, nuit et jour.

En effet, il ne convient pas seulement que la pensée se porte rapidement vers Dieu lorsqu’elle s’applique à la prière; il faut aussi, même lorsqu’elle est absorbée par d’autres occupations – comme le soin des pauvres ou d’autres soucis de bienfaisance -, y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin que tout demeure comme une nourriture très savoureuse, assaisonnée par l’amour de Dieu, à offrir au Seigneur de l’univers. Et nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps.

La prière est la lumière de l’âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes. Car la  prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l’âme.

Lorsque je parle de prière, ne t’imagine pas qu’il s’agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l’Apôtre parle ainsi: Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.

Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu’un, est pour lui une richesse inaliénable, un aliment céleste qui rassasie l’âme. Celui qui l’a goûté est saisi pour le Seigneur d’un désir éternel, comme d’un feu dévorant qui embrase son coeur.

Lorsque tu la pratiques dans sa pureté originelle, orne ta maison de douceur et d’humilité, illumine-la par la justice; orne-la de bonnes actions comme d’un revêtement précieux; décore ta maison, au lieu de pierres de taille et de mosaïques, par la foi et la patience. Au-dessus de tout cela, place la prière au sommet de l’édifice pour porter ta maison à son achèvement. Ainsi tu te prépareras pour le Seigneur comme une demeure parfaite. Tu pourras l’y accueillir comme dans un palais royal et resplendissant, toi qui, par la grâce, le possèdes déjà dans le temple de ton âme.« 

Saint Jean Chrysostome: Homélie du Ve siècle, préparé par l’Institut de Spiritualité:
Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin

Dans les mots du Pape François

Nous avons essayé tant de fois et durant tant d’années de résoudre nos conflits avec nos forces et aussi avec nos armes ; tant de moments d’hostilités  et d’obscurité, tant de sang versé, tant de vies brisées, tant d’espérances ensevelies, mais nos efforts ont été vains.

A présent, Seigneur, aide-nous Toi! Donne-nous Toi la paix, enseigne-nous Toi la paix, guide nous Toi vers la Paix. Infuse en nous le courage d’accomplir des gestes concrets pour construire la paix.

 « Seigneur, Dieu d’Abraham et des prophètes, Dieu  Amour qui nous a créés et nous appelle à vivre en frères : donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix ; donne-nous la capacité de regarder avec bienveillance tous les frères que nous rencontrons sur notre chemin.  Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Et que du cœur de chaque homme soient bannis ces mots : division, haine, guerre ! Seigneur, a-t-il prié, désarme la langue et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours « frère », et que le style de notre vie devienne : shalom, paix, salam ! Amen ». 

Pape Francois, Extraits de l’Invocation pour la Paix prononcée en juin 2014

Le vent dans les voiles….

LE VENT voilesDANS LES VOILES

C’est le vent dans les voiles que nous débutons notre année pastorale 2016-2017. En effet, le congrès que nous avons vécu, en fin de semaine, nous propulse en avant pour une nouvelle année d’évangélisation.

Le thème de ce congrès : «De mon cœur jaillit l’Esprit». Des enseignements nous ont nourri et ont fait grandir notre foi en la puissance du cœur de Jésus, cœur de Miséricorde d’où jaillissent les fleuves d’eau vive de l’Esprit Saint.

La miséricorde de Jésus dans notre Église se manifeste par les sacrements mais aussi dans les œuvres de miséricordes. Nous reconnaissons ici le cœur de Jésus qui se fait proche des petits, des miséreux, des faibles et cela par chacun de nous qui accueillons au nom de Jésus, qui prions au nom de Jésus, qui réconfortons au nom de Jésus…etc.

Prière, animation, chant, témoignage, tout cela afin de garder bien vivante la flamme de l’Esprit Saint en nous. Jésus nous dit : «Mon cœur est une source, venez vous abreuver».

Aussi, nous vivons cette année préparatoire au Grand Jubilé d’or qui nous fera être témoins de ce renouvellement de tout l’univers par la puissance de l’Esprit Saint donné par le Père, au nom de Jésus.

Au Jourdain, nous sommes aussi en fête, collés sur le cœur de Dieu, goûtant sa Providence et cela depuis quarante années déjà. Au cours de notre prochain souper bénéfice, le 24 septembre, nous célébrerons les Merveilles de notre Seigneur.

VENEZ RENDRE GRÂCE AVEC NOUS!

Carmelle Jetté

La Pentecôte – L’effusion de l’Esprit-Saint…

L’EFFUSION DE L’ESPRIT SAINT

Si à la lecture de ce texte, je peux allumer ou faire grandir en vous le désir de recevoir l’Esprit Saint en plénitude, j’aurai atteint le but fixé et ce désir que j’ai au plus profond de mon cœur que tous, nous soyons animés par l’Esprit de Dieu qui régénère et nous rend de plus en plus semblables à lui.

Mon expérience de 35 années dans le Renouveau charismatique m’a donné de goûter combien le Seigneur  est bon et de reconnaître que, par la puissance du nom de son fils Jésus, il nous donne son Esprit Saint lorsqu’on le lui demande. L’Esprit Saint nous renouvelle sans cesse.

Nous en comprenons l’importance dans les paroles des papes du siècle dernier. Dès le début du 20e siècle, le pape Léon XIII consacre l’humanité à l’Esprit Saint.

Le pape Jean XXIII, en 1962, ouvrant les fenêtres du Vatican, demande à l’Esprit Saint de dépoussiérer son Église et décrète la tenue d’un concile qui transformera l’Église de Jésus Christ. Tout chrétien a besoin d’être renouvelé dans sa foi, nous dit saint Jean XXIII. C’est un appel à la conversion afin de vivre de l’Esprit Saint. Il fait de nous des saints, nous dit le pape.

En 1975, le pape Paul VI déclare que le Renouveau charismatique est une chance extraordinaire pour l’Église. Benoît XVI nous dit que la mission de Jésus est de baptiser l’humanité dans l’Esprit Saint.

Saint Séraphin de Sarov nous enseigne que le but de la vie chrétienne est l’acquisition de l’Esprit Saint. Le 1er juin 2014, notre pape François nous demande de répandre la grâce de l’effusion de l’Esprit Saint dans toute l’Église. C’est le renouvellement de la grâce de notre baptême.

Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour.

L’Esprit Saint permet d’avoir la pensée du Christ, de penser et d’aimer comme Jésus et ainsi de réaliser les mêmes œuvres que lui.

L’effusion de l’Esprit saint est une expérience transformante de l’amour de Dieu le Père répandu dans le cœur d’une personne par l’Esprit Saint, que cette même personne a accueilli à travers un abandon d’elle-même à la seigneurie de Jésus-Christ. Elle ravive la grâce du baptême et de la confirmation, approfondit la communion avec Dieu et avec les autres fidèles en Christ, allume la ferveur évangélique et équipe la personne de charismes en vue du service et de la mission.

Nous vivons tous dans le fond de notre être un combat spirituel entre les puissances du mal et la puissance de Dieu : c’est le combat entre la chair et l’Esprit. On peut en reconnaître des signes par le péché qui se manifeste en nous. Notre pape, lui-même, nous a dit qu’il était pécheur, je pense que pour chacun de nous, il en est de même. Cela se manifeste par de l’égoïsme et la négation des commandements de Dieu.

Le Christ par ses souffrances, sa mort et sa résurrection nous a mérité le salut, mais il est essentiel pour nous d’accueillir, de Jésus Christ, ce grand cadeau du salut et ainsi d’être forts dans la tentation.

OUI! Jésus, je te choisis comme Seigneur et Sauveur de ma vie. Je veux marcher avec toi, je veux être membre de ton Corps mystique et vivre ta Parole : « Si tu veux être mon disciple, prends ta croix chaque jour, puis viens et suis moi.»

Suivre le Christ, c’est marcher dans ses pas, c’est faire les mêmes choses que Lui. C’est aller le rencontrer dans la prière, dans les sacrements, dans l’adoration et c’est aussi vivre des temps à l’écart, en cœur à cœur avec lui, dans des retraites, des guérisons intérieures, dans le silence de notre cœur.

Ces rencontres personnelles avec Jésus vivant et agissant nous libèrent de blessures, de traumatismes empêchant l’action de l’Esprit Saint en nous. Il est important de lui donner de la place en nos cœurs, la première place et de désirer le recevoir en plénitude.

Cela ne se fait pas en un instant, c’est l’histoire de toute une vie. Se reconnaître pécheur, crier vers le Seigneur, lui demander son Esprit Saint et croire qu’il entend notre prière et qu’il l’exauce toujours : voilà ce que nous devons faire et refaire.

Il faut demander la grâce de la fidélité. Fidélité à la prière, choisir et rechoisir Dieu, sa Volonté, son projet d’amour, se donner entièrement à lui et attendre de lui qu’il prenne toute la place en nous. Alors nous pourrons dire comme saint Paul : «Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi.»

Voilà ce qu’est pour moi l’effusion de l’Esprit Saint.

Carmelle Jetté

Le Jourdain

Le Synode sur la Famille…

Mes attentes face au synode sur la famille.
Le synode sur la famille se situe dans le cadre des objectifs fixés par Vatican II. Le Saint Pape Jean-Paul II, en novembre 1981, avait produit un document  afin de venir en aide aux familles. Ce synode nous est donné afin qu’on réalise l’importance de la famille, qu’on se penche sur leur besoin et qu’on établisse des moyens de les aider. Notre Pape François, sous la mouvance de l’Esprit Saint, a donc voulu compléter le travail du Pape Jean-Paul II en précisant la position de l’Église face à la famille.

C’est une mission dans la charité, la fidélité et la vérité. On y souligne l’importance de la famille. La famille doit être au centre de l’attention des humains et de l’Église. Aucune association ne peut remplacer la famille.Il faut accompagner les couples et les familles. Le mariage est un chemin de sainteté comme toute vie, soit religieuse ou le célibat.

Le défi du synode est vérité et charité.
Vérité dans la Parole de Dieu et la charité dans l’accueil et l’accompagnement des personnes et des couples. Il est important de faire vivre une rencontre personnelle aux personnes avec le Christ. La position de l’Église sur, ce que doit être la famille, est appuyée sur la Parole de Dieu qui ne peut subir aucun changement.

Il est dit qu’on ne doit ni enlever, ni ajouter une virgule à la Parole de Dieu. Mon plus grand désir est que la Parole de Dieu soit vécue en plénitude au niveau de la famille tout en offrant des services et en étant proche des personnes qui vivent des déchirements et des ruptures extrêmement douloureuses.

Nous avons besoin de conversion et si la famille est en crise, c’est que le monde entier est loin du plan d’Amour du Christ pour le monde. Prions pour la conversion du peuple de Dieu, alors les familles seront porteuses de grâces et de bénédictions. Que la vérité de la Parole de Dieu soit vécue par tous et que la charité se vive dans notre monde.
Carmelle Jetté